Le Benelux en marche

A 30 ans, profondément européen et enthousiaste, il est déterminé à donner un souffle nouveau à l’action publique en France et en Europe. Le 4 juin dernier, il est arrivé en tête du premier tour des élections législatives dans la 4ème circonscription des Français de l´étranger. Portrait de Pieyre-Alexandre Anglade, candidat d´En Marche des Français de l’étranger.

Le Magazine.info : Qui êtes-vous et d’où venez- vous Monsieur Anglade ?

Pieyre-Alexandre Anglade : Issu d’une famille d’origine lorraine et luxembourgeoise, j’ai été élevé par ma mère, éditrice et journaliste, à Ville-d’Avray, en banlieue parisienne. Passionné d’histoire et de géopolitique, j’ai étudié à la Sorbonne puis à Sciences-Po Strasbourg où je me spécialisé en Relations internationales et européennes. C’est à la fin de mes études que je choisis de m’installer en Belgique, où je vis maintenant depuis plus de sept ans, pour oeuvrer au Parlement européen comme chef de cabinet de l’un de ses Vice-Présidents, en charge du suivi des politiques publiques liées au transport, à l’industrie et à l’énergie : des dossiers sensibles et concrets, axés sur l’amélioration du quotidien de tous. Fort de cette expérience au sein de l’extraordinaire observatoire politique qu’est le Parlement européen, j’ai pleinement conscience du chemin qui reste encore à parcourir pour construire une Europe du XXIème siècle, ambitieuse, protectrice, et plus proche de ses concitoyens. N’ayant jamais exercé de mandat électif, ma candidature est le fruit du renouveau citoyen initié par Emmanuel Macron et souhaité par les Français. Je suis un jeune homme de notre temps, ancré dans notre société et dans le réel.

Le Magazine.info : Quelles ont été vos motivations quand vous avez décidé de créer le mouvement "En Marche" à Bruxelles ? Quels enseignements avez-vous tirés de cet engagement ?

Pieyre-Alexandre Anglade : Observateur de la vie politique de mon pays et acteur - dans les coulisses - de la vie politique européenne, je ne m’étais jamais engagé au sein d’un mouvement politique avant la création d’En Marche ! À mes yeux, aucun parti politique français existant alors ne semblait avoir pris acte et conscience de la nécessité de dépasser les clivages politiques et de répondre, enfin, aux attentes des Français et aux enjeux sans précédent auxquels notre pays et l’ensemble de notre continent font face.

En 2015, une nouvelle figure commence à émerger dans la vie politique française. Ministre de l’économie, Emmanuel Macron choisit dès ses premières prises de parole un ton et des mots différents pour parler de notre réalité. On lui a souvent reproché son jeune âge. Or, c’est cette jeunesse qui lui a permis de se libérer de carcans politiques devenus mortifères.

En février 2016, alors qu’En Marche ! n’existait pas et que le Président était encore Ministre, je lui écrivais une lettre dans laquelle je lui faisais part de mes préoccupations sur la situation politique de notre pays et de l’Union européenne. Dans ce même courrier, je l’appelais à lancer un mouvement de rassemblement, hors des partis politiques traditionnels et s’affranchissant des vieilles lunes idéologiques. 

« Monsieur le Ministre, en tant qu’observateur du monde politique [...] je souhaite aujourd’hui attirer votre attention sur mes réflexions concernant la situation politique de notre pays » [...] « Je crois que l’heure est venue pour qu’en France, un mouvement [de ce type] voie le jour et que vous en portiez le projet [...] Les autres pays l’ont fait, nous pouvons également réussir. »
Quelques mois plus tard, il me confiait la tâche de lancer En Marche en Belgique.

Mon investiture s’inscrit ainsi dans la continuité du travail que je mène sur le terrain depuis plus d’un an, avec tous les adhérents de notre mouvement qui compte à ce jour plus de 4000 membres dans le Benelux.

Cette aventure tout à fait extraordinaire qui, je l’espère, ne fait que commencer, m’a appris une chose essentielle : le renouveau est à l’oeuvre dans toutes les sphères de notre société et la vie politique française et l’action publique n’ont d’autre choix que de se réinventer pour s’adapter à notre monde et le façonner. Partir de la réalité, écouter et impliquer les citoyens, développer des solutions créatives et équilibrées entre liberté et solidarité. C’est l’âme d’En Marche ! C’est le sens de mon engagement.

Le Magazine.info : Parmi les réformes proposées par le Président Macron, lesquelles vous semblent les plus urgentes ?

Pieyre-Alexandre Anglade : Le Président de la République a pris des engagements clairs sur six chantiers essentiels pour l’avenir de notre pays. Ce sont ces mêmes engagements que le gouvernement et l’ensemble des parlementaires qui constitueront la majorité présidentielle devront mettre en oeuvre. L’éducation et la culture, la société du travail, la modernisation de notre économie, la sécurité de la Nation, le renouveau démocratique, la défense des intérêts de la France seront les priorités.

À mes yeux, la transformation de notre modèle socio-économique, la relance du projet européen et la moralisation de la vie publique sont les plus urgentes. Elles symbolisent d’ailleurs le mieux la tonalité de la législature à venir.

Ces trois grands chantiers incarnent la cohérence et l’ambition d’Emmanuel Macron et de son mouvement : réformer notre pays en profondeur pour plus de liberté économique et de justice, lui redonner sa place en Europe et dans le monde et redonner confiance aux Français de métropole, d’Outre-Mer et de l’étranger.

Le Magazine.info : Vous avez décidé de vous porter candidat aux législatives pour représenter les Français de Belgique, Pays-Bas et Luxembourg. Si vous êtes élu, quelles seront vos priorités locales ?

Pieyre-Alexandre Anglade : Pour les Français résidant à l’étranger, mes priorités seront d’offrir à tous la chance de bénéficier de l’enseignement français à l’étranger, de construire une fiscalité équitable et une meilleure protection sociale, d’assurer que les Français de l’étranger soient mieux entendus au niveau national et de simplifier notre vie administrative. Ce sont des éléments essentiels qui amélioreront concrètement la vie des Français du Benelux.

Autre point essentiel à mes yeux : je veux contribuer à renforcer et accélérer la coopération entre les services de renseignements français, belges, luxembourgeois et néerlandais pour lutter contre le terrorisme et renforcer la sécurité de nos compatriotes. 

La question du handicap est un sujet qui me tient à coeur : je souhaite faire de la protection et de l’insertion des personnes en situation de handicap une des priorités de mon mandat. Nous devons mettre en oeuvre un plan d’action pour apporter une réponse aux 47 500 personnes aujourd’hui « sans solution » dans notre pays et qui trop souvent se trouvent « obligées » de quitter la France.

Mon engagement en tant que député des Français du Benelux ne s’arrêtera pas là. Fidèle à la démarche qui est celle du renouvellement politique que je représente, je m’engage à aller à la rencontre de l’ensemble des Français de Belgique, des Pays-Bas et du Luxembourg et créer des réseaux d’experts et des ateliers citoyens afin de poser les problèmes, y faire face et développer les solutions et projets qui permettront d’y remédier. Un grand nombre de problématiques auxquelles sont confrontés les Français du Benelux ne font en effet pas l’objet de discussions à l’Assemblée nationale mais exigent un type d’action politique et publique différent. Je pense notamment aux coopérations transfrontalières en matière de santé, de transport, d’environnement ou de sécurité nucléaire. Ce sont ces espaces d’écoute et d’échanges qui nourriront mon travail à l’Assemblée Nationale si je suis élu. 

Le Magazine.info : Avez-vous un message particulier à adresser aux électeurs du Benelux en vue des scrutins le 18 juin prochain ?

 

Pieyre-Alexandre Anglade : Au cours de cette campagne, je n’ai cessé de partager deux messages avec celles et ceux que j’ai eu la chance de rencontrer.

Mon premier message c’est d’aller voter le 18 juin prochain ! Les taux de participation des Français de l’étranger aux élections législatives sont faibles. J’ai bien conscience que les conditions ne sont pas les mêmes qu’en France, mais des solutions existent, notamment le vote par procuration. N’hésitez pas à vous rendre aux consulats et permanences consulaires les plus proches de chez vous.

Le second message est bien évidemment de choisir le candidat qui donnera à Emmanuel Macron et au gouvernement les moyens de rassembler, d’agir et de réussir. Les 5 ans à venir sont une chance pour la France et l’Europe. Saisissons-là !



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Le 12 juin

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