Un spectacle fait maison dans une caravane

« Romanès » se présente comme le dernier cirque familial tzigane. Autour de son patriarche-poète Alexandre la troupe présente, depuis le 1er avril à Paris, un spectacle haut en couleurs : « Si tu m’aimes plus, je me jetterai par la fenêtre de la caravane ! »


Le nouveau spectacle de la tribu Romanès se joue dans la seule pièce de la maison. Leur chapiteau. Ces tziganes aiment le « fait maison ». Chacun, en effet, tient son rôle dans la tribu. « Si tu ne m’aimes plus, je me jetterai par la fenêtre de la caravane !  » prévient Alexandre Romanès qui a conçu ce spectacle avec sa femme, ses filles et quelques cousins. Spectacle exubérant et plein de prodiges. Régnant sur cette maisonnée tzigane, il y a donc Alexandre. Il aime la rondeur et la tendresse. Tout est rond chez lui des pieds à la tête. Poète à ses heures, il vient de publier « Le peuple des promeneurs » dans la prestigieuse collection Nrf de Gallimard.

Chapiteau familial

Sous le petit chapiteau rouge et flamboyant, tout se fait en famille. Les éclairages, le montage des agrès, l’orchestre endiablé qui ne cesse jamais. Y compris le petit chien (rond) d’Alexandre embauché pour faire le beau devant les spectateurs. Tous les artistes sont polyvalents. Un jeune tzigane montre un talent inouï à la roue cyr, puis aux sangles et enfin au jonglage. Un véritable tour de force tant il est vrai qu’au cirque, il est si difficile d’exceller dans plusieurs spécialités à la fois. Une fildefériste traverse la piste avec des talons aiguille ; une danseuse tourbillonne avec des bolas enflammés ; une jongleuse contorsionniste jongle avec ses pieds : tout est mouvement chez ce peuple de promeneurs. Et l’ennui qui saisit parfois les sédentaires ne guette jamais sous le chapiteau Romanès. « Je demande à Florina de dessiner une maison, écrit Alexandre. Elle dessine une maison avec des jambes.  » Voilà un aperçu de l’âme tzigane.

Avec un modeste budget et sans artifices, les Romanès nous entrainent dans leur mouvement fou. Au son des violons de Transylvanie, de la contrebasse et de la voix envoûtante de Délia, la matriarche gitane. Chez les tziganes, la poésie est toujours à portée de la main. Ou du pied.


Depuis le 1er avril au square Parodi, bd de l’Amiral-Bruix, 75016 Paris. Métro Porte Maillot. Réservations 06 99 19 49 59 www.cirqueromanes.com


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Le 6 avril

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